Un homme situé à Ploemel construit sa maison bioclimatique.

Face à la flambée des prix de l’énergie, la construction écologique et la rénovation énergétique permettent de réduire les factures. Ouverte aux visiteurs les 16 et 17 octobre, la maison bioclimatique que Benoît Gautier a construite à Ploemel dans le Morbihan est un exemple inspirant.

« A l’intérieur, il fait 21°C, même quand il fait 5°C dehors la nuit. Même au cœur de l’hiver, une flambée par jour dans le poêle suffit à réchauffer la grande maison de Benoît. Et il est fier d’annoncer le montant de sa facture énergétique : 350€ par an.

Avec une ossature bois, une dalle en béton de chaux isolée par des panneaux de liège, une exposition sud et de grandes fenêtres, il a conçu sa maison pour qu’elle soit confortable et efficace.  » Les 2/3 des besoins énergétiques de la maison sont assurés par le passage du soleil à travers les fenêtres. Ensuite, la stratégie consiste à conserver les calories dans la maison. Pour cela, il faut une forte isolation et l’inertie apportée par la dalle », explique-t-il.

Les deux tiers des besoins énergétiques de la maison sont assurés par le passage du soleil à travers les vitrages.
Les 2/3 des besoins énergétiques de la maison sont assurés par le passage du soleil à travers le vitrage. – Nicolas Corbard/FTV

Des panneaux solaires pour le « bruit de fond


Sur le toit, quatre panneaux solaires couvrent le « bruit de fond de la maison », c’est-à-dire la consommation diurne des différents appareils électriques.

Panneaux solaires pour couvrir la consommation électrique de la maison pendant la journée
Panneaux solaires pour couvrir la consommation électrique de la maison pendant la journée – © Nicolas Corbard/FTV

Le soir, c’est le réseau qui prend le relais. Il en résulte une facture d’électricité de 20€ par mois, à laquelle s’ajoute un peu plus de deux stères de bois pour alimenter le poêle. A l’heure où les prix de l’énergie s’envolent, c’est un rêve !

Un coût supplémentaire de 20% pour la construction

Ouate de cellulose ou laine de chanvre pour l’isolation, ossature bois locale, bardage non traité, matériaux locaux et sains sont estimés à 20% plus chers que les matériaux de construction classiques. Pour Benoît, il s’agit de faire un choix pour l’avenir, et de participer à l’effort collectif de lutte contre le réchauffement climatique en réduisant son empreinte. « Et puis il y a des solutions pour optimiser les coûts, notamment en faisant une partie des travaux soi-même », ajoute-t-il.

Les aides à la rénovation énergétique

S’il n’existe pas de dispositif spécifique pour la rénovation énergétique avec des matériaux écologiques, des aides publiques comme la prime renov’, désormais accessible à tous les propriétaires sans conditions de revenus, peuvent également réduire la facture.

Développer des formations spécifiques

Isolation, orientation, ventilation, la construction de maisons bioclimatiques, passives et écologiques nécessite des compétences spécifiques encore rares chez les artisans du bâtiment. Ainsi, la création d’une formation spécifique sur les matériaux bio-sourcés, le chauffage des bâtiments et l’étanchéité à l’air permettrait de multiplier ce type de construction et de rénovation à faible impact sur l’environnement.

source : France 3 TV


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