Marie et le rêve de vivre en mini-maison

Marie était au lycée quand elle a pensé à propos de la mini-maison pour la première fois, c’était via Facebook. En l’âge de 25 ans, Marie est enfin propriétaire de sa propre maison sur roues.

Marie s’est installée depuis quelque mois dans le Ty Village de Saint Brieuc, village de mini-maison breton.

“C’est un habitat qui m’a tout de suite intéressé. Le premier truc qui me plaisait, c’était l’esprit cocon, la chaleur de la tiny. Ce n’était pas l’écologie à ce moment-là », dit-elle “J’étais hyper motivée”, précise-t-elle. 

3,8 m de hauteur, 2,45 m de large, 6,6 m de long

© Marie goes tiny

En région parisienne, Marie prend la décision de quitter sa vie citadine et de sa colocation, pour prendre l’aventure de mini-maison. “J’en avais marre de vivre entourée de béton. Alors je me suis dit : arrête de réfléchir, et vas-y !”, dit-elle. Ses parents ne sont pas surpris de son choix, ils l’encouragent.

Elle n’a jamais vécu dans une tiny, mais cela ne tienne : : “Je n’avais pas peur, je savais que ça allait me plaire”, précise-elle. Marie décide de réaliser l’aménagement intérieur elle-même, après qu’elle trouve un constructeur dans sa région en décembre 2019. “C’est une autoconstruction partielle. Je fais faire le gros œuvre car je n’ai pas de hangar ni les compétences. Mais il était évident que je mettrais la main à la pâte pour l’intérieur. C’est ma maison, il était inconcevable de vivre dans un endroit sans mettre les mains dans le camboui”, mentionne-t-elle.

Le chantier se termine dans une durée près de 4mois. Le confinement a provoqué des problèmes en ce qui concerne la fourniture

Il était très difficile pour Marie de quitter Paris et ses amis. . “Je me suis dit que j’allais trouver un terrain en région parisienne et prendre le RER tous les jours. Mais c’est une zone tellement peuplée qu’il est hyper difficile de poser sa tiny”, dit-elle.

C’est la mère de Marie qu’elle la donner la raison. : “Elle m’a dit que j’allais me farcir trois heures de transport chaque jour, ça n’avait pas de sens. Qu’il était plus intéressant que je quitte carrément l’Ile-de-France.” Raconte-t-elle. Elle vient de signer un CDI dans une start-up profite de la flexibilité de son entreprise en ce qui concerne le télétravail, elle prend son courage à deux mains et part pour chercher un terrain, loin de Paris. Elle entre dans Saint Brieuc, qui cherche à ouvrir le village aux propriétaires de mini-maison

© Marie goes tiny

Un budget de 43 000 € et un intérieur 100 % artisanal

Côté budget, Marie confie que le devis du constructeur était de 43 000 euros pour la livraison de la maison hors d’eau et hors d’air, comprenant un poêle et la salle de bain. Pour l’intérieur, Marie a prévu un budget supplémentaire d’environ 10 000 euros.

Cette somme lui permettra d’acheter tout le matériel et les outils. Pas question d’acheter des meubles tout faits, Marie veut que l’ensemble de ce que l’on trouvera à l’intérieur soit réalisé par ses soins. « Tout est fait sur mesure, mon lit, ma table pliante, le banc de cuisine, le plan de travail », explique-t-elle. Il lui reste à aménager son placard, des rangements pour la salle de bain et une cuisinette.

Cette passion pour le bricolage lui vient de ses parents. « Je les voyais toujours bricoler dans la maison ou dans le jardin. Ma madeleine de Proust, c’est le dimanche quand mes parents travaillent », se rappelle-t-elle.

© Marie goes tiny

Elle vit désormais dans sa maison sur roues, qu’elle a baptisée Mojo. Bien qu’elle ait l’impression de vivre au milieu d’un chantier permanent, Marie ne regrette pas son choix. « Je me sens très bien. Je ne me vois pas vivre à nouveau dans un appartement, ni même dans une maison », explique-t-elle.

Elle aime son expérience bretonne, mais son objectif est de retourner vivre dans les Alpes, près des montagnes dont elle est originaire. « Je suis à la recherche d’un terrain. En attendant, je vais profiter au maximum de la Bretagne », dit-elle.


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