Lorsque la pluie tombe, l’humidité relative de l’air augmente, mais cela ne signifie pas nécessairement que l’eau s’évapore (ni de la pluie elle-même ni du sol) en grandes quantités pendant la précipitation. La véritable raison réside dans la baisse de la température de l’air, et non dans une augmentation significative de la quantité de vapeur d’eau. Voici l’explication étape par étape :
1. Qu’est-ce que l’humidité relative ?
Humidité relative = (Quantité réelle de vapeur d’eau dans l’air) ÷ (Capacité maximale de l’air à contenir de la vapeur d’eau à une température donnée) × 100 %
2. Que se passe-t-il quand il pleut ?
- La pluie provient de nuages relativement froids, et elle s’accompagne généralement d’une baisse de la température de l’air près du sol (due à l’air froid descendant ou à l’évaporation partielle des petites gouttelettes).
- Quand la température diminue, la capacité maximale de l’air à retenir la vapeur d’eau diminue.
3. Exemple concret :Supposons que :
- Température avant la pluie : 30 °C
→ Capacité maximale : ~30 g d’eau/m³ d’air
→ Vapeur d’eau réelle : 20 g/m³
→ Humidité relative = 20/30 × 100 % = 67 %
Après le début de la pluie, la température descend à 22 °C :
- Capacité maximale à 22 °C : ~19 g/m³ seulement
- Vapeur d’eau réelle : reste ~20 g/m³ (approximativement, car l’évaporation de la pluie elle-même est très limitée pendant la chute)
→ Humidité relative = 20/19 × 100 % ≈ 105 % → soit 100 % (saturation complète)
4. Pourquoi ressent-on une humidité plus élevée ?
- Parce que l’air devient saturé (ou proche de la saturation) en vapeur d’eau, même si la quantité de vapeur n’a pas beaucoup augmenté.
- La pluie elle-même n’ajoute que très peu de vapeur d’eau pendant sa chute (les gouttes sont grosses et refroidissent l’air), mais après l’arrêt de la pluie, l’évaporation des surfaces mouillées augmente réellement l’humidité.
Cette explication s’applique à la plupart des pluies dans les régions tempérées et tropicales.
Lorsque l’air extérieur est saturé en vapeur d’eau (par temps de pluie), il contient une forte humidité absolue. Une fois infiltré ou introduit dans la maison, il peut faire grimper le taux d’humidité relative intérieure si la ventilation et l’isolation ne permettent pas une évacuation suffisante.
L’humidité relative (exprimée en pourcentage) représente la quantité de vapeur d’eau présente dans l’air par rapport à la quantité maximale possible à une température donnée. Si l’air se refroidit ou sature, de la condensation peut apparaître sur les surfaces froides (murs, angles, fenêtres) — un phénomène accentué dans les maisons anciennes à ponts thermiques. (Wikipédia)
Dans votre cas, vous observez :
- un taux « normal » de 50 à 65 % en période sèche,
- mais jusqu’à 77-80 % dès les pluies prolongées,
- avec de petites taches de moisissure après quelques jours.
Ce comportement n’est pas exceptionnel dans des bâtiments anciens peu isolés ni ventilés correctement.
Quel est le taux d’humidité « acceptable » dans une maison ?
Pour vivre dans une maison saine, les professionnels recommandent généralement :
- un taux compris entre 40 % et 60 % en conditions normales.
- au-delà de 70 %, le risque de condensation et de développement de moisissures augmente fortement.
- dans les pièces particulièrement humides (salle de bain, cuisine), des taux plus élevés peuvent être tolérés temporairement.
- en hiver, certains préconisent un taux un peu plus bas (30-50 %) afin d’éviter la condensation sur les surfaces froides.
Ainsi, un taux de 77 à 80 % dépasse largement la zone recommandée et indique que l’humidité devrait être contrôlée ou réduite.

Pourquoi de l’humidité, même sans condensation visible ?
Quelques explications possibles :
- Ventilation insuffisante
Si l’air humide produit à l’intérieur (respiration, cuisson, lavage, douche) n’est pas extrait efficacement, il reste piégé. Une VMC uniquement en salle de bain (et non dans les autres pièces) peut être insuffisante. - Ponts thermiques ou surfaces froides
Lorsque l’air chaud et humide touche des surfaces froides (murs mal isolés, angles), la vapeur peut se condenser à l’intérieur des murs, sans forcément produire de grosses auréoles visibles immédiatement. - Infiltrations ou remontées capillaires
L’eau peut s’infiltrer par des fissures ou des joints dégradés. Dans les maisons anciennes, les murs peuvent absorber l’humidité du sol par capillarité, ce qui alimente le problème. - Mauvaise étanchéité des menuiseries
Vous mentionnez que vos fenêtres en bois « laissent passer pas mal d’air » : cela crée des échanges d’air non contrôlés, pouvant introduire de l’humidité, surtout si l’air extérieur est très humide. - Capteurs mal placés ou variabilité locale
L’hygromètre peut donner des valeurs différentes selon l’emplacement (près d’un mur froid, près d’un plafond, dans un coin). Plusieurs capteurs dans différentes pièces peuvent donner une image plus fiable.
Que faire pour limiter ce pic d’humidité ?
Voici un plan d’actions progressif :
| Action | Objectif / Effet |
|---|---|
| Améliorer la ventilation | Installer une VMC (simple flux ou mieux, hygroréglable) partout dans la maison, pas seulement dans la salle de bain. |
| Isolation des parois froides | Traiter ou isoler les murs, ponts thermiques et zones sensibles pour réduire les chocs de température. |
| Étanchéité des ouvertures | Réparer ou remplacer les fenêtres pour limiter les infiltrations d’air humide. |
| Utiliser un déshumidificateur | En période critique (pluie prolongée), un déshumidificateur électrique peut aider à baisser le taux. |
| Aération ciblée | Ouvrir 10 à 15 minutes chaque jour (même en automne/hiver) pour renouveler l’air. |
| Surveillance multiple | Placer des hygromètres dans chaque pièce pour détecter les zones critiques et adapter les actions. |
| Faire un diagnostic professionnel | Un spécialiste peut mesurer la teneur en eau des murs et identifier les voies d’humidité. |
En mettant en œuvre ces mesures, vous devriez pouvoir limiter les pics à 77-80 % lors de fortes pluies, et préserver la santé de votre maison.
L’humidité relative augmente pendant la pluie à cause de la baisse de température, qui réduit la capacité de l’air à retenir la vapeur d’eau — et non parce que l’eau de pluie s’évapore massivement pendant qu’elle tombe.
Cette explication s’applique à la plupart des pluies dans les régions tempérées et tropicales.