Construite entre deux maisons mitoyennes à l’emplacement d’un ancien garage, cette habitation au design architectural s’étend sur trois niveaux. Malgré sa façade fine, l’intérieur a été pensé pour optimiser chaque mètre carré.
La suite parentale occupe tout le rez-de-chaussée. Elle comprend des rangements intégrés et une salle de bains équipée d’une douche de type pluie tropicale. L’espace est sobre, fonctionnel et entièrement dédié au repos.

Au premier étage, on trouve une pièce de vie décloisonnée réunissant la cuisine et le salon. Le sol est en bois, la cuisine est entièrement équipée et dispose d’un bar pour les repas. De grandes baies vitrées allant du sol au plafond apportent beaucoup de lumière naturelle à l’ensemble.
Le deuxième étage abrite un bureau donnant accès à une terrasse sur le toit. Cet espace extérieur peut accueillir une table et des chaises, un atout rare pour une propriété de cette taille à Londres.

La surface totale de la maison est de 613 pieds carrés, soit environ 57 mètres carrés. Elle se situe à proximité de la station de métro East Putney. Le bien est vendu en pleine propriété (freehold) et relève de la tranche E de la taxe d’habitation locale.
Le propriétaire, Paul Crowther, avait donné une consigne claire au designer : « Imaginez que c’est un bateau et que je veux un maximum de rangements. » Une idée qui a guidé l’aménagement intérieur et explique l’impression d’espace malgré les dimensions réduites.

Russell White, de l’agence Winkworth à Putney, décrit le bien comme « une maison vraiment originale, totalement indépendante, ce qui est rare à ce niveau de prix dans le quartier ». Il ajoute qu’il n’y a pas de charges de service et que la conception est particulièrement réussie. Selon lui, la maison conviendrait aussi bien à un primo-accédant qu’à une personne souhaitant réduire sa surface, ou encore à quelqu’un cherchant un pied-à-terre à Londres.
Dans une ville où l’espace est de plus en plus rare, ce type de logement compact et atypique se multiplie. Ces maisons sont souvent construites dans des interstices urbains : entre deux bâtiments existants, à la place d’anciens garages ou sur des parcelles sous-utilisées. Ce type de projet, appelé « infill development » en urbanisme, nécessite une autorisation de construire et peut susciter des réticences de la part des voisins, notamment en matière d’accès et de voisinage.

Selon les chiffres officiels, les prix moyens des logements londoniens ont reculé de 1,8 % sur l’année se terminant en septembre 2025. Le prix moyen d’un logement dans la capitale s’élève désormais à environ 556 454 livres. En 2025, 14 % des vendeurs londoniens ont vendu à perte, contre 6 % en 2016, d’après le cabinet Hamptons.
Dans un contexte marqué par la hausse des droits de timbre et l’arrivée annoncée d’une taxe sur les grandes propriétés, peu de propriétaires sont incités à déménager. Les primo-accédants représentaient néanmoins près de la moitié des transactions à Londres l’an dernier. Hamptons estime que la capitale sous-performe le reste du pays en matière de hausse des prix depuis 2016, une tendance qui devrait se poursuivre avec une croissance nulle attendue l’an prochain.