Installée depuis plusieurs années à Meschers-sur-Gironde, la peintre d’origine portugaise Ana Candeias, que tout le monde connaît sous le nom de « Pita », a fait de son atelier un lieu à part, où se mêlent peinture, sculpture et gourmandise.
Du Portugal à la Charente-Maritime

C’est au Portugal que Pita développe d’abord son goût pour la peinture, avant de rejoindre la France en 2012. Les premières années sur le sol charentais sont marquées par des emplois alimentaires en parallèle de quelques expositions, le temps de trouver sa place. C’est finalement à Meschers-sur-Gironde qu’elle pose ses valises aux côtés de son compagnon Tanguy, et qu’elle ouvre un premier atelier-galerie modeste, où elle présente des toiles joyeuses et colorées, accompagnées de petits tableaux à légendes malicieuses pensés pour habiller une chambre.
Une galerie pas comme les autres

Aujourd’hui installée avenue du Port, sa Galerie Pita a bien grandi depuis ces débuts. Le lieu réunit sous un même toit trois univers : une galerie d’art où se côtoient peintures abstraites et semi-figuratives, sculptures et créations en bois flotté ; un coin pause-café façon bar à tapas, où l’on peut déguster planches apéritives, pastéis de nata et vin portugais ; et une épicerie fine dédiée aux produits de son pays d’origine, entre conserves de sardines, huiles d’olive et douceurs sucrées.
Pita ne se limite pas à la toile : peintre en bâtiment autant qu’artiste, elle réalise aussi des fresques murales, des décors sur mesure et des trompe-l’œil, à l’image d’un remarquable décor de pierre en trompe-l’œil qu’elle a signé et qui illustre bien sa maîtrise technique. Les commandes personnalisées, sur devis, font partie intégrante de son activité, aux côtés des visites de sa galerie ouverte au public d’avril à fin septembre.
Une artiste reconnue sur son territoire
Au fil des années, Pita s’est fait un nom dans la vie artistique locale, entre expositions à Saint-Georges-de-Didonne, Royan, Saintes ou encore lors de salons d’art et de déco, sans oublier des rendez-vous plus personnels comme « Un air de Portugal à Meschers », clin d’œil à ses racines. Une manière, pour cette artiste autodidacte, de faire vivre au même endroit sa peinture, sa culture et sa gourmandise, et d’inviter habitants comme visiteurs à s’y attarder un moment.